Partagez | 
 

 Et si je te disais... [à qui veut bien][Septembre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Chris de Roran

Cessez d’être candide: La vérité ment autant que le mensonge
avatar

Masculin
Nombre de messages : 727
Age : 23
Localisation : Québec^^
Emploi/loisirs : Zombifié o0
Humeur : Heureuuuux =D

Feuille de personnage
Année/Métier: 22 ans, professeur d'études des runes
Animal domestique: Aucun
Pensée du moment:


MessageSujet: Et si je te disais... [à qui veut bien][Septembre]   Sam 18 Juin - 22:13

Et si l’homme était encore vivant? Un vent froid qui se disperse peu à peu. Les yeux baisés sur la pierre tombale, il ne pouvait s’empêcher de penser qu’il était bien triste qu’un mort n’attire aucun pleur. Plus triste encore que celui qui fait pleurer une cinquantaine de ses semblables. N’y a-t-il pas là pire fin que celle de l’oubliette et de l’indifférence? N’y a-t-il dans ce temps aucune satisfaction à celui ou celle qui a mis fin à cette vie humaine? Non, probablement moins de remords seulement, remords s’il y a.

La tombe était d’une simplicité prenante et sa petite taille se perdait dans cette forêt de pierre. L’argent investi pour celle-ci ne dépassait certainement autre chose qu’une modique somme. Comme si on avait voulu faire vite, le minimum, le même genre d'hommage que l’on rend à un inconnu. Aucune fleur ne se mourait à ses pieds, aucun présent, aucun signe d’un passage récent, que l’herbe bien coupée par le gardien du cimetière ainsi qu’une fine couche de poussière, au sommet de la tombe, qui n’avait pas été balayé par le vent. Au final, la tombe et les fleurs n’ont pas tellement d’importance. Au fond, les défunts n’ont probablement que faire de ceux-ci, une fois passé dans l’au-delà. Tous ces rituels que nous faisons lors d’un décès, l’exposition du corps ou des cendres, les prières, la messe, l’enterrement et les discours ne sont après tout que pour ceux qui restent, et qui souffrent de la perte du décédé. Cela n’enlève rien à la valeur et à l’importance des funérailles, au contraire, mais il est clair que nous ne devons pas réaliser le tout pour le défunt, mais pour les vivants. Autrement, cela ne serait encore qu’une parure de l’hypocrisie.

D’une main, Chris de Roran fit envoler la poussière qui s'était posée sur la tombe. Le seul message inscrit tenait à ceci : Ci-gît Lore Delamare. Aucune date de naissance, seulement celle du décès. Lore était autrefois un voisin éloigné du domaine des Roran, un vieil homme seul, mais sympathique et qui avait le sourire aux lèvres. À la retraite, il passait le plus clair de son temps à jardiner. Chris, qui était tout jeune à l’époque, aimait bien passer devant la porte de son jardin afin d’admirer le travail. Lore, qui voyait bien les yeux pétillants du garçon avait tôt fait de lui ouvrir ses portes et de lui offrir un fruit par là. Parfois même, il l’invitait à l’assister dans son jardinage. Son hôte étant peu bavard, Chris restait, dans ces moments ensemble à jardiner, muet pour respecter le silence de Lore et lorsque celui-ci se mettait à parler, il devenait tout ouï pour ne rien perdre de son enseignement. Des années plus tard, à son retour en Grande-Bretagne, Chris appris que Lore avait été assassiné par un mangemort pour un rien. Une histoire sans grand sens qui était venu et parti en un coup de vent. Un murmure, un ouï-dire. Il avait appris que son corps avait été modestement exposé à des funérailles communes, personne n'ayant réellement pris en charge les suites de son décès.

Chris n’avait jamais aimé assister à des funérailles. Enfant, il avait été au salon relativement souvent. Ce n’est pas qu’il ait eu de nombreux décès dans son entourage. Simplement, son père paraissait bien en venant rendre ses condoléances avec sa petite famille à un de ses patrons ou à un riche influant, à un «contact important», comme il disait. Un enfant n’a rien à faire dans un salon avec une foule de gens inconnus. Le temps est long, sans joie et on n’entend que parler de choses inintéressantes. Toutefois, même aux funérailles de Rosalie il ne s’était pas senti à sa place. On lui avait permis de quitter l’hôpital pour s’y rendre, mais dès que Chris avait posé les pieds au salon, il avait eu le goût de repartir aussitôt. Le goût de fuir. Il ne voulait pas voir la famille, les amis. Il ne souhaitait pas entendre la douleur des autres ou, pire encore, partager la sienne. Comme un fantôme, évitant le regard et les condoléances des gens, il s’était approché du cercueil, gardant une bonne distance et cinq ou six personnes entre lui et le corps de Rosalie. Il l’avait observé, entre les têtes et les mouchoirs, l'esprit vide de toute pensée. Puis, moins de cinq minutes plus tard, il avait tourné les talons.

Depuis, il n’avait pas assisté à d’autres funérailles. Même pas à celui de ses parents. Du coin de l’œil, le directeur des Serpentard observa les pierres tombales au loin. L’une d’elle leur appartenait, mais il ne savait pas laquelle. Il ne la chercha pas du regard d'ailleurs. De ce coup d’œil par contre, Chris remarqua qu’il n’était plus seul.


¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯


Now, it's time to live...



Mercii Dra', tu es super ^^

¤ Sujets en cours ¤

Chris de Roran





Dernière édition par Chris de Roran le Ven 16 Nov - 16:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Katrina Cokukaine

Est-ce que le rouge me va bien ?
avatar

Nombre de messages : 219

Feuille de personnage
Année/Métier: 19 ans
Animal domestique: Aucun
Pensée du moment:


MessageSujet: Re: Et si je te disais... [à qui veut bien][Septembre]   Lun 20 Juin - 21:43

Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas posé les pieds dans un cimetière, l’envie lui manquait et l’intérêt aussi. Savoir que des corps morts vivaient, en un certain sens, sous le sol lui dégoutait. Maintenant vampire, plus rien ne lui faisait peur, sauf les cimetières. Ce n’était pas une question de peur, mais plutôt une question de dégout. Elle n’avait jamais aimé voir les cadavres et surtout, les salons funérailles. Exposé une personne morte, maquillée, habillée et coiffée comme si un jour, elle reviendrait à vie et recommencerait à nouveau ses tâches d’autre fois, c’était beaucoup trop improbable et humiliant pour l’âme, surtout humiliant. Mais aujourd’hui, ayant toute sa vie devant elle, Katrina décida que c’était temps d’affronter sa peur, mais sans négligé le petit breuvage rouge avant! Heureusement, un jeune couple traversait la rue vers elle, un peu sur les gardes, comme si quelque chose allait les attaquer. Si seulement ils savaient. Rabattant le gros capuchon noir sur son visage, elle s’approcha des jeunes alors qu’ils reculaient.

«Je vous pris, donner moi de l’argent, je ne peux plus me nourrir! »


Dit-elle d’une voix de vieille dame à 90 ans. Elle fit trembler sa main et tout son corps pour rassurer les jeunes de ses dires, comme si la faim détruisait toutes ses réserves d’énergie. Son dos courba, ses genoux plièrent, mais sa tête resta basse, elle n’avait aucune envie qu’ils aperçoivent ses canines ressorties. Les jeunes observèrent un moment cette étrange dame, puis reprirent leur chemin comme si de rien n'était. Oh qu’ils allaient regretter leur choix. Elle lâcha un grognement de frustration envers cette négligence, elle aurait pu se contrôler pour les laisser vivre, mais maintenant, ils allaient mourir. La vampire se retourna brusquement, faisant lever son capuchon pour dévoiler son visage déformé par la rage. Elle cria tout fort, s’assurant que tous ceux qui habitaient dans les environs entendent :


« JE VOUS AI DIT QUE J’AI FAIM! »

Rapidement, elle prit la femme par le chignon, la tira vers elle et sans attendre, elle enfonça ses crocs dans sa délicate peau, pénétrant son aorte pour sucer tout le sang. Son copain regarda le monstre faire en horreur, ses jambes étaient pétrifiées comme un statut, incapable de faire un pas pour fuir cette vision d’horreur. Quelqu’un trouvera sa copine dans un fossé, il pleura une couple de journées et voilà, il s’en rentrouvrira une autre. Ce n’était pas plus difficile que ça. Pourtant, il n’était pas capable de bouger. Après un long 5 minutes, Katrina lâcha les cheveux du cadavre vidé et regarda son copain qui n’avait pas bougé d’un poil, elle adorait l’effet de la peur sur ses victimes. C’était comme si on l’avait pétrifié pour elle. Dieu lui disait ; « Cadeau belle créature!» Oh qu’elle aimait ça. Tranquillement, comme si les minutes se sont transformées en heure, elle fit un pas vers lui, puis une autre, puis une troisième, puis un quatrième, puis voilà, elle n’était plus qu’à quelques centimètres de son visage.

« Oh c’est de valeur, je n’ai plus faim » passant un doigt sur la mâchoire du jeune homme qui tremblait d’horreur, elle continua tout aussi doucement. « Pourtant, tu as l’air si appétissant! Je te garderai pour demain! » Sur ce, elle sortit sa baguette et disparue avec lui vers son humble demeure. Elle n’allait surtout pas le laisser là sur la rue, pétrifié devant tous les moldus. Oh que non. Toujours sous le choc, il ne put bouger d’un pousse et cela plaisait énormément Kat’. Du bout du doigt, elle le poussa vers une cage, referma la porte devant elle et la barra, s’assurant que sa proie ne pouvait s’échapper. Vive la technologie médiévale ! Cependant, elle avait souillé ses vêtements. Ils étaient tachés de sang ici et là et surtout, n’étaient pas réutilisables. Désespérer, elle regarda dans son petit garde-robe, il devait bien il y avoir quelques choses de parfaites pour une visite au cimetière. Ah ha!! La voilà la petite coquine, songea-t-elle en là voyant. Une belle robe de soirée en paillette toute noire. Une fois enfiler, elle s’observa dans le miroir. La robe lui arrivait au genou, un beau petit décolleté embrassait parfaitement sa poitrine gonflante. La ceinture blanche qui faisait le tour de son ventre accordait un petit watatatow au look «glamourous» qu’elle créait. Enfilant un petit pair de talon haut noir, elle regarda sa victime une dernière fois. Que les moldus pouvaient être pitoyables!

D’un autre coup de baguette, elle se retrouva là où elle voulait. Mais quelqu’un d’autre y était, elle pouvait ressentir le sang qui coulait dans ses veines et par la rapidité qu’elle coulait, elle a deviné que lui aussi savait qu’elle était là. Non, ce n’était pas un humain, mais un sorcier. Un petit combat peut-être, mais elle n’était pas d’humeur pour voir qui compte. On affronte des peurs tout seul, pas en couple. Elle lâcha un long soupir, la soirée allait être longue s’il restait ici.


« Je vous prie de partir, j’aimerais être seule. Et croyez-moi, vous allez regretter si vous décidiez de rester ! »

Sa voix était forte et ferme. Son ton indiquait son humeur mélancolique et elle n’avait pas le gout d’affronter l’étranger(e) face à face et dévoilé son identité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://secret.forumotion.net/forum.htm
 

Et si je te disais... [à qui veut bien][Septembre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nouvelle Époque :: 
Londres & les environs
 :: 
Cimetière
-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Signaler un abus | Forum gratuit